Respirer Un Autre Air, c’est tout ce dont on avait besoin. La Friche La Belle de Mai à Marseille a relevé le défi de cet événement inattendu avant le Bon Air Festival les 28 et 29 juillet.
Par Claire Grazini

©naïri
Inattendu oui, car il ne s’agit pas d’une soirée classique où l’on reste devant une scène à écouter de la musique, mais d’un véritable parcours artistique. Un bon moyen de redécouvrir les lieux autrement avec une programmation imaginée par Jennifer Cardini. Rémi, notre aiguilleur de la soirée, nous amène vers la première étape du parcours où Wladimir Schall se déchaîne sur son piano, avec la compagnie de danse RIFT à ses côtés. Tout le monde autour apprécie autant la vue sur Marseille que la performance des six danseurs et danseuses qui occupent l’espace et vagabondent entre le public.
Une bière plus tard, on rejoint Rémi qui nous amène au Toit Terrasse pour manger un repas végétarien. La vue est encore plus belle avec le soleil couchant. Pour nous faire patienter, TTristana, DJ marseillaise aux ongles incroyables, en B2B avec Christoff Riedel, ambiancent le public passant du baile funk au gabber sans pression.
Impossible de rester assis pour manger, le dancefloor s’enflamme, même Rémi nous montre ses talents de danseur. La fin du B2B annonce le départ vers une autre scène bien nommée “La boule à facettes” puisque ronde et ornée d’une énorme boule à facettes scintillante. Là-bas, on y retrouve l’artiste Borusiade qui ralentit le tempo et hypnotise le public en mélangeant chants et mélodies industrialo-spatiales. De l’EBM comme on aime. Abstraxion poursuit le mood sombre installé sur cette même scène avec un peu plus de BPM dès l’introduction.
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Enfin, le parcours se termine en beauté dans un parking souterrain avec une partie du label Dischi Autunno dont Kendal, Curses et bien sûr sa boss, Jennifer Cardini. Ce n’est certainement pas ici que l’on s’attendait à écouter un remix EBM de « Bande Organisée », et pourtant, ça s’est passé. On finit sur une note nostalgique avec « Smalltown Boy » de Bronski Beat, un public enchanté qui crie au rappel et une Jennifer Cardini déterminée. Finalement, ça faisait du bien de respirer un autre air.
Le + : L’ambiance baile funk à l’heure du repas
Le – : Pourquoi est-ce que ça finit si tôt ?