OK, c’est vrai, on n’a pas choisi la thématique la plus funky : « danser et pleurer ». Mais c’est certainement le thème le plus à -propos au coeur de l’été. Pourquoi donc ? Oh, -entre autres hein- parce que l’été avance de vagues de chaleur en incendies, parce qu’on cuit, on suffoque -et par endroits, on meurt- au lieu de profiter des douceurs de l’été. Parce qu’on aimerait se laisser aller à l’insouciance que la période confère, mais bon. L’angoisse latente d’une situation qui n’est promise à évoluer qu’en s’aggravant donne seulement des incertitudes aux nouvelles générations. Et lorsqu’on ose aborder le sujet, on ne reçoit en général que des « rooooh ça va », on nous dit que ce n’est que de la météo et que « ça a toujours été comme ça ». *Fatigue*
Alors, comment exorciser tout ça ? La fête semble être la meilleure solution. Tsugi vous a concocté une playlist -vous savez comme on aime les playlists– idéale pour noyer votre chagrin/angoisse/rage dans la musique. Qu’elle passe par le rock indé’, par les musiques électroniques les plus énervées, par des boucles de synthé virevoltantes, par un texte à la mélancolie -voire au fatalisme- assumée, ou par une mélodie qui touche en plein coeur. Il y a là -dessous 90 titres, qui ont tous un point commun : ils invitent, chacun à leur manière, à la danse et à la tristesse. Alors exorcisons tout ça. Vous passerez en un éclair des Smiths à Mansfield.TYA, de Carl Cox à Dalida, de Lou Reed à Agoria. Et tout ça sans sourciller.
Pour tout vous dire, l’idée de cette playlist est venue après la découverte du dernier The Blaze, qui donne définitivement envie de danser et pleurer. L’illustration parfaite d’une musique qui fait « danser et pleurer », pour vous en donner une représentation plus précise, c’est sans aucun doute « Smalltown Boy » et la dimension qu’elle prend dans 120 battements par minutes, sous l’oeil de Robin Campillo et les doigts d’Arnaud Rebotini. Voyez plutôt.
Alors piochez allègrement dans cette playlist « Danser et pleurer » made in Tsugi. C’est juste ici, juste en-dessous.
Abonnez-vous à la playlist et ouvrez-là dans Spotify pour la lire en intégralité. La voici également disponible sur Deezer, au cas où vous préférez soutenir une entreprise française et résister, encore et toujours, à l’envahisseur.
Et si celle-ci vous déprime, rassurez-vous : on vous prépare déjà d’autres playlists.