Lewis OfMan sort son premier album Sonic Poems un recueil de morceaux pop et dansants

par | Fév 7, 2022 | Magazine

Le talentueux Lewis OfMan a sorti son premier album, Sonic Poems invite celui qui l’écoute à ce plongée quelques années en arrière au rythme des basses et des mélodies funkies. 

Article issu du Tsugi 147 : Radio Activity, La folle histoire des radios musicales : des pirates aux webradios disponible maintenant en kiosque et à la commande en ligne.

 

Rester chic tout en flirtant avec le kitsch s’apparente parfois à un exercice périlleux, dont on pourra mettre en exergue un certain savoir-faire français, qui irait de Vladimir Cosma à Myd, en passant par Cerrone, Dimitri From Paris, Bertrand Burgalat, voire Sébastien Tellier. Une façon de produire de la musique populaire aux mélodies dociles et arrondies, sans se départir d’une forme de distance, de sophistication, de style. Un héritage au sein duquel on sera tenté d’inclure Lewis OfMan, dont le premier album, qui ressemble à la bande-son d’un été passé dans une station balnéaire méditerranéenne au charme suranné, zigzague avec brio entre la crème solaire et les discothèques à ciel ouvert, sans que l’on sache très bien si pour ce fils d’artiste, passé par New York, Barcelone, hypokhâgne, une école de cinéma et quelques défilés de mode, tout ceci relève de la tendresse ou de l’ironie. Peu importe, après tout, car ça fonctionne. On rentre dans ce disque avec autant de facilité qu’un touriste aviné dans un bar à entraîneuses de Pigalle. De l’easy-listening dans son sens le plus littéral. Et dans le bon sens du terme.

Si Lewis OfMan a encore un peu de chemin à parcourir avant d’être au niveau de John Lennon, Serge Gainsbourg et Frank Ocean, sa trilogie de héros pop, il sait produire des morceaux accrocheurs. Basses funky, gimmicks sucrés, mélodies instantanées, il pioche dans le disco et les musiques de films 70s, dans la pop 80s et la house 90s, mélangeant les combinaisons et les époques, et en ressort avec une collection de mini-hits qui s’imbriquent à merveille les uns dans les autres. Bien sûr, le risque de s’en lasser aussi vite qu’on y a adhéré est une éventualité qu’on ne peut écarter, il y a sans doute deux ou trois morceaux en trop, mais l’enthousiasme avec lequel on sent que son auteur a composé ce disque est contagieux. Au pire, on le ressortira pour cet été.

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Tsugi 147

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