En direct de Soulwax à l’Elysée Montmartre

par | Avr 4, 2017 | Magazine

Les frères Dewaele étaient accompagnés pour l’occasion de cinq autres musiciens, dont trois batteurs, pour une performance immense.

Soulwax à l’Elysée Montmartre. Un grand groupe dans une salle qui retrouve depuis septembre toute sa splendeur. Mais d’abord, place au warm-up. Soulwax avait convié les DJs de DEEWEE, leur nouveau label. Un set parfois à six mains, parfois quatre, et un côté chauffage de salle clairement assumée. La foule n’est d’ailleurs pas encore compacte, les lumières toujours légèrement allumées, et la scénographie très sommaire. Un jeune homme en profite même pour lire quelques pages de son livre tranquillement, dans le public. Asa Moto, un des trois DJs, joue son morceau synth-pop « Wanowan Efem » sorti l’année dernière sur DEEWEE.

Après un peu plus d’une heure de mix et un léger problème technique occasionnant une coupure durant quelques minutes, l’heure fatidique approche. La foule demande Soulwax et la scénographie se met tranquillement en place. On distingue le crâne métallique présent sur la pochette de FROM DEEWEE, qui fait office de boule à facettes. L’album, sorti le 24 mars, succède à Any Minute Now, treize ans après. Il a été enregistré d’une seule traite (on vous en parlait ici, au détour d’une interview des deux frères) et c’est le même processus utilisé pour ce concert : aucune pause entre les morceaux, qui s’enchaînent parfaitement.

Crédit : Jacob Khrist

La disposition des trois batteurs, à gauche, à droite et au fond, rajoute de la puissance à l’ensemble. Chacun joue sa partition, donnant l’impression de n’avoir qu’un seul batteur capable de performances surhumaines. Stephen alterne entre son micro, des percussions et ses synthés face à son frère David, pendant que les lights passent du blanc au rouge, prenant le risque d’entraîner quelques crises d’épilepsie. « Transient Program For Drums And Machinery » résonne dans l’enceinte de l’Elysée Montmartre, et fini de convaincre les derniers indécis – peu nombreux en tout honnêteté.

Après une heure de concert et vingt minutes de rappel sous les applaudissements de la foule, composée de jeunes, de moins jeunes, de filles, de garçons, les lumières se rallument. Soulwax a fait le boulot avec une performance intergénérationelle et intemporelle, à l’image de son public.

Meilleur moment : croiser Gaspard Augé, un des deux membres de Justice, au coin fumeur.
Pire moment : les petits ratés techniques durant le warm-up.

Crédit photo : Jacob Khrist

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