Comme chaque vendredi, on se retrouve pour notre chronique des projets de la semaine ! Au programme, pour gâter vos petites oreilles, on retrouve l’univers unique de Gorillaz, l’electronico-punk de Taste, l’énergie inégalable de Lazuli, les ondes post-punk de Shame ainsi que la pop loufoque et entêtante de Voyou. Bonne écoute !
Gorillaz – Cracker IslandÂ
Gorillaz revient avec un huitième album à la frontière des genres entre musique électronique, rock, hip hop et funk. Pour Cracker Island, le groupe virtuel invite des artistes liés à Los Angeles. Vous pourrez retrouver la basse de Thundercat, l’empreinte de Kevin Parker aka Tame Impala, le rap de Bootie Brown et même… Bad Bunny ? Oui, ce nouvel album de Gorillaz est plein de surprises !
Taste – TasteÂ
Une association de bienfaiteurs : Yan Wagner et La Mverte. Le premier s’occupe du chant, d’une guitare et des synthés, le second tient la basse et également les synthés. Un guitariste et un batteur complètent une aventure bien décidées à faire beaucoup de bruit. Six titres qui emballent, entre frictions cold wave et balancements électronico-punk. Comme une relecture futuriste de ce qui excitait le rock entre 1970 et 1990, via NY, Londres et Berlin. Fameux.
Patrice Bardot
Lazuli – ToketaÂ
En deux ans et deux EP, Zero puis Cardio, Lazuli a réussi à affirmer sa forte identité. Aujourd’hui elle revient avec une mixtape, Toketa, voguant entre reggaeton, baile funk, dancehall et rap. Mais ce qui rend ce projet encore plus précieux, c’est qu’il aurait pu ne jamais voir le jour. Lors de la release party de son EP Cardio, Lazuli connaît le pire cauchemar d’une artiste : se faire voler son ordinateur. Mais elle ne s’est pas laissée abattre, ça a donné cette mixtape punchy à souhait. Alors profitons.
shame – Food For Worms
Un disque de shame qui commence au piano, qui aurait pu l’imaginer après la déflagration de leurs deux premiers albums ? Si la musique des Anglais continue de gagner en profondeur, pas de panique, ils n’ont pas pour autant rangé le post-punk au placard. Vingt secondes suffisent pour qu’un déferlante de guitares s’abatte sur nous et que la voix pleine d’aspérités de Charlie Steen prenne le dessus. Le cynisme des paroles du morceau d’ouverture, « Fingers Of Steels », n’est troublé qu’à l’occasion de percées joyeuse, des couplets repris à l’unisson par l’ensemble du groupe. C’est là l’une des plus grandes forces des Londoniens, cette capacité à sublimer les choses les plus dégueulasses, comme s’il suffisait de scander le tout, d’en faire un hymne, pour que plus rien ne puisse vraiment vous atteindre. […]
(La suite de la chronique dans le Tsugi 157 : Flavien Berger et Agar Agar, bande à part)
Valentin Allain
À lire également sur Tsugi.fr : Rock 90s et décla’ d’amitié : l’interview de shame, juste avant le troisième album
Voyou – Les Royaumes Minuscules
Après son EP Des confettis en désordre, Voyou revient avec Les Royaumes Minuscules, son nouvel album. Refrains entêtants, sonorités pop et poésie loufoque, c’est la recette parfaite pour un concentré de bonne humeur, de sensibilité et de chaleur. Coup de cÅ“ur pour sa collaboration avec November Ultra sur le morceau « Soleil soleil ». On vous laisse aller écouter cette sucrerie.