On vous faisait écouter le titre « Perekos » de Seven Knives hier en avant-première sur notre page Soundcloud ; voici Compilation 8 aujourd’hui en intégralité, 18 titres made in Correspondant, le label de Jennifer Cardini.
Chronique issue du Tsugi 136 : l’avis de Brian, en kiosque le 16 décembre.

Artwork
Que fait une éminente DJ lorsqu’elle est privée de clubs pour cause de pandémie ? Productrice, elle s’enferme en studio. À la tête d’un label, comme Jennifer Cardini, elle travaille avec acharnement à peaufiner le nouveau volet de sa série de compilations annuelles. Et pour cette sélection de fin du monde, la Française a poussé l’identité sonore de sa maisonnée à son paroxysme.
Si l’on retrouve le long de ces deux heures et dix-huit titres la marque de fabrique de Correspondant, à savoir un groove vénéneux à base de dark disco, de techno lente, de synth-wave sexy, d’EBM digeste ou encore de funk cosmique au ralenti, cette Compilation 8 expose encore plus que par le passé l’appétence de Cardini pour l’italo-disco – mutant, évidemment.
Aux côtés des « têtes d’affiche» Man Power et Juan MacLean, qui ouvrent le bal avec maestria, Jarle Bråthen, Damon Jee&Darlyn Vlys, Psycho Weazel, Musumeci, Zakmina ou encore Captain Mustache font souffler un vent de fraîcheur et de légèreté, véritable antidote au marasme ambiant provoqué par la crise sanitaire. S’achevant avec la délicatesse de la prière électronique « Let The World Heal » d’Invoker, cette sélection robuste confirme si c’était encore nécessaire le rang de Correspondant, définitivement l’un des meilleurs labels de ces dernières années.
❏